Émotion : mode d’emploi (théorie)

Que faisons-nous quand nous ressentons une émotion ?

Deux cas de figure :

  • On refoule, on bloque, on cache
  • On exprime en laissant l’émotion être présente et elle s’évacue petit à petit.

Premier cas : l’émotion est refoulée, bloquée

Pour quelles raisons ?

A cause de nos apprentissages et de nos croyances :

Apprentissages, lorsque nous avons vu nos parents, eux même, refouler leurs émotions, les gérer sans les exprimer, prendre sur eux.

Apprentissage encore, lorsque nous étions enfant et que nous exprimions une émotion, celle ci était mal accueillie par nos parents ou ridiculisée par d’autres enfants. Nous avons donc appris à refouler.

Croyances : un homme ça ne pleure pas, il faut être fort, c’est de la faiblesse de montrer ses émotions, il faut être digne, il faut gérer, il faut prendre sur soi, je ne dois pas embêter les autres avec mes états d’âme, etc ….

Il est important de savoir que tout ce que l’on réprime crée en nous des tensions, du stress et des conflits en nous et à long terme, on déprime.

  • Stress dû au blocage de l’énergie (l’émotion est une énergie. Elle a un début et une fin, comme une vague qui arrive, qui grandit et qui va s’échouer sur la plage). L’émotion bloquée tourne en fond. Cas du stress post traumatique par ex.
  • Tension corporelle pour verrouiller et maintenir cette énergie à l’intérieur
  • Conflit entre une partie de soi qui a besoin d’exprimer l’émotion et une autre qui dit « non non, pas ok, on garde l’émotion à l’intérieur ». S’en suit un effet cocotte minute.
  • Non reconnaissance, non écoute, non respect d’une partie de nous en souffrance. S’en suit à long terme déprime, mal être, souffrance, perte de confiance et d’estime de soi.
  • A très long terme, l’accumulation d’émotions non exprimées peut créer des angoisses.

D’où l’importance de faire de la place à nos émotions.

Deuxième cas de figure : L’émotion est exprimée.

Deux possibilités dans la façon d’exprimer :

– soit je suis en réaction, et je projette par ex ma colère,  sur l’autre en le tenant responsable de mon énervement.

– soit j’agis, en retournant mon attention vers moi, en accueillant mon émotion et en prenant conscience de ce qui se passe en moi. Je suis en colère, ah ok, je sens la colère à l’intérieur de moi, j’en prends conscience, je ne la juge pas, je lui fais toute la place en l’accueillant. J’essaie de sentir où elle se situe dans mon corps (voir protocole d’accueil en fin d’article).

Autres cas :

Il est parfois des cas, où la personne vit une émotion dans son corps sans n’en avoir aucune conscience. Il y a une déconnexion entre le mental conscient et le corps dans lequel s’exprime l’émotion.

Il y a également les émotions qui submergent les personnes, elles n’ont dans ce cas aucun contrôle sur l’émotion, qui s’exprime indépendamment de leur volonté.

Retrouver le protocole d’accueil des émotions dans l’article suivant.

Merci pour votre lecture, prenez soin de vous 😉

Chaleureusement

Valérie

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